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Mesurer Mon Travail — Quand Un Outil D’évaluation Haut De Gamme Révèle Le Subtil

  • Photo du rédacteur: Andy Audet
    Andy Audet
  • 26 mars
  • 5 min de lecture
Trois résultats d’évaluation sont présentés côte à côte. Le premier montre une asymétrie marquée entre les côtés gauche et droit. Le second montre une amélioration partielle après une modification simple. Le troisième montre une quasi-symétrie après une intervention brève. Cette progression illustre la capacité du corps à réorganiser rapidement la distribution de la force sans entraînement.

Je me suis récemment intéressé à intégrer un nouvel outil d’évaluation à ma pratique.


Non pas pour changer ce que je fais — mais pour le rendre visible.


J’ai donc contacté une représentante travaillant avec les produits Kinvent, des outils couramment utilisés en physiothérapie, en réadaptation, en performance et même en milieu médical.


Nous avons organisé une rencontre.


Elle m’a présenté l’utilisation classique de ces outils :


• évaluation de la force

• suivi de progression

• protocoles structurés (souvent sur plusieurs semaines ou mois)

• rétroactions interactives pour guider les exercices


Un système très solide.


Clair. Mesurable. Progressif.


DEUX INTENTIONS DIFFÉRENTES


Dans ce modèle :

On mesure →

on entraîne →

on réévalue dans le temps


Dans le mien :

On mesure →

on change le système →

on re-mesure immédiatement


Même outil.Question différente.


Je lui ai donc demandé :


« Est-ce qu’on peut tester à ma façon ? »


Elle a accepté.


LA PERSONNE TESTÉE


C’est important.

Ce n’était pas simplement « une cliente ».


• Formation en physiothérapie

• Plusieurs années d’expérience clinique

• Habituée aux protocoles, à la progression et aux résultats attendus

• Habituée à voir les changements se produire avec le temps


Et elle avait aussi sa propre réalité :


• Ancienne rupture de la coiffe des rotateurs (gauche)

• Inconfort actuel à droite

• Amplitude limitée à gauche malgré un travail constant — même si elle “sent” une amélioration

• Effort continu… avec des résultats partiels


Malgré tout, elle doit maintenir cette routine.


Dans ses mots :

« Si j’arrête de m’entraîner, ma tête part dans tous les sens. »


Donc même avec ses connaissances et sa discipline :

Son système devait être constamment entretenu pour rester stable


Dans ce contexte, ce n’est pas inhabituel.


Mais en dessous :

Il y a de la fatigue.

De la frustration.

Et une question persistante :


« Pourquoi ? »

ÉTAPE 1 — BASE… ET QUELQUE CHOSE D’INATTENDU


Nous avons commencé les tests.


Puis j’ai remarqué quelque chose de simple.


Une montre.


Nous avons testé avec.

Puis sans.


Immédiatement :


• La force a augmenté

• L’asymétrie a diminué de façon marquée

• La mobilité s’est améliorée — surtout du côté limité(son épaule gauche, auparavant restreinte, dépassait maintenant le niveau de l’oreille et se rapprochait de la droite)


Rien n’a été entraîné.

Rien n’a été “travaillé”.


Et pourtant, le système a changé.


Sa réaction en disait long.


CE QUI S’EST PASSÉ — ET POURQUOI C’EST IMPORTANT


La recherche montre que :


• La peau alimente la carte corporelle du cerveau (cortex somatosensoriel)

• Le cerveau organise le mouvement à partir des informations sensorielles reçues (Proske & Gandevia, 2012)

• Même de légers changements d’entrée peuvent modifier :– le contrôle moteur– la coordination– la production de force– la perception du mouvement


Ce n’était donc pas la montre.


C’était ce qu’elle modifiait dans le système.


Le corps s’organise en fonction des informations qu’il reçoit



UN DÉTAIL IMPORTANT SOUVENT NÉGLIGÉ


La montre seule a modifié les résultats de façon significative.


Ce qui soulève une question :

👉 À quel point les inputs du quotidien influencent-ils le corps ?


• montres

• tatouages

• pressions sur la peau

• objets externes


Le corps ne les ignore pas.


Il les intègre.


En permanence.


ÉTAPE 2 — RÉORGANISATION INTERNE


Ensuite, j’ai fait ce que je fais habituellement.


Pas d’exercices.

Pas de protocole.


J’ai clarifié certaines références clés :


• les entrées au niveau des pieds

• l’intégration pelvienne et abdominale (incluant 3 césariennes)

• la coordination du diaphragme

• les relations scapulaires et fasciales


Aucune répétition.

Aucune charge.



Et point important :

Toute la séquence — incluant les tests — s’est déroulée en environ 2 minutes



LE RÉSULTAT


• Augmentation de la force des deux côtés

• Le côté auparavant “blessé” est devenu plus fort

• L’asymétrie est passée de 10,3 % → 1,4 %

• Amélioration significative sans ajout d’effort


Mesuré.

Objectif.

Immédiat.


LE PARADOXE DEVIENT VISIBLE


Dans une approche conventionnelle :


• Le progrès prend du temps

• La force se développe avec l’entraînement

• La symétrie se construit progressivement


Mais ici :


• Le côté “blessé” n’était pas la limitation

• La zone la plus travaillée n’était pas la plus fonctionnelle

• Aucun entraînement n’a été ajouté


Et pourtant, tout s’est amélioré.


Alors la vraie question devient :

Qu’est-ce qui limitait réellement le système ?

LA RÉPONSE N’EST PAS L’EFFORT


Cela rejoint plusieurs axes de recherche :


  • Le contrôle moteur est adaptatif, pas uniquement lié à la force (Hodges & Tucker, 2011)

  • La carte corporelle peut changer rapidement avec l’entrée sensorielle (Moseley, 2008)

  • L’interoception influence l’expression du mouvement (insula, modèles prédictifs (Craig, 2009; Barrett, 2017))

 

Autrement dit :

Le corps exprime ce qu’il est capable d’organiser — pas seulement ce qu’il possède


LA BOUCLE DANS LAQUELLE BEAUCOUP RESTENT


Cela explique une réalité fréquente :


• S’entraîner → se sentir mieux

• Arrêter → retour des inconforts

• Recommencer


Parce que :


Le système n’a jamais changé sa référence

Seul l’effort autour a augmenté


Avec le temps :

Faire plus devient nécessaire pour rester au même point

CE QUI A CHANGÉ ICI


Pas les muscles.

Pas le programme.

Pas l’effort.


L’organisation.


Et une fois celle-ci modifiée :


• La force a augmenté

• La symétrie s’est normalisée

• Le mouvement s’est libéré


POURQUOI CE MOMENT EST IMPORTANT


Pour moi, cela confirme ce que j’observe déjà — mais ici mesuré.


Pour elle, c’est différent.


Parce qu’elle ne l’a pas seulement ressenti.


Elle l’a vu.


En temps réel.Avec un outil qu’elle utilise professionnellement.


Et c’est là que le déclic s’est fait.


CE QUE ÇA OUVRE


Ce n’est qu’un début.


Parce que ces outils ne mesurent pas seulement la force.


Ils permettent de voir :


• comment le système répartit la charge

• où il compense

• à quelle vitesse il se réorganise


Pas en semaines.

Mais en secondes.


CE QUE ÇA MONTRE VRAIMENT


Ce n’était pas une question de technologie.


Mais de ce que la technologie a rendu visible.


Quand le système reçoit une information plus claire,il se réorganise immédiatement


Moins d’effort.Plus de cohérence.Un meilleur accès à ce qui est déjà là.


UNE AUTRE FAÇON DE VOIR LE CORPS


Et si :


• la limitation ne se trouvait pas là où on la ressent

• la force était déjà présente, mais non accessible

• le système faisait simplement de son mieux avec l’information disponible


Et que lorsque cette information change :

Tout le reste suit.


CE QUE CE N’EST PAS


Ce n’est pas :


• un programme de renforcement

• un remplacement à l’entraînement

• un “truc” rapide


LE CHANGEMENT


Approche basée sur l’effort :

→ dépend d’un apport constant

→ nécessite du maintien

→ développe la capacité


Approche basée sur l’organisation :

→ modifie le fonctionnement du système

→ améliore l’efficacité

→ réduit les compensations

 

Si tu :


• sens qu’un côté travaille toujours plus que l’autre

• ressens des inconforts qui reviennent malgré l’entraînement

• stagnes même avec de bons programmes


Alors :

👉 le problème n’est peut-être pas l’effort

 

 Click ici pour savoir ce qu'on peut faire ensemble



 



Andy Audet – Un Corps Équilibré

Spécialiste De La Recalibration Corporelle Et Performance Humaine

Saint-Bruno-De-Montarville, Québec

 




 

Références


Barrett, L. F. (2017). How emotions are made: The secret life of the brain. Houghton Mifflin Harcourt.


Craig, A. D. (2009). How do you feel — now? The anterior insula and human awareness. Nature Reviews Neuroscience, 10(1), 59–70.


Hodges, P. W., & Tucker, K. (2011). Moving differently in pain: A new theory to explain the adaptation to pain. Pain, 152(3), S90–S98.


Moseley, G. L. (2008). I can’t find it! Distorted body image and tactile dysfunction in patients with chronic back pain. Pain, 140(1), 239–243.


Proske, U., & Gandevia, S. C. (2012). The proprioceptive senses: Their roles in signaling body shape, body position and movement. Physiological Reviews, 92(4), 1651–1697.








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