Pourquoi tant de choses ne se résolvent pas — et comment savoir quand quelque chose fonctionne réellement
- Andy Audet
- il y a 2 jours
- 4 min de lecture

La plupart des gens n’arrêtent pas parce qu’ils manquent d’effort.
Ils arrêtent parce que l’effort cesse d’avoir du sens.
Ils ont essayé des choses.
Ils ont suivi des consignes.
Ils ont investi du temps et de l’énergie.
Et pourtant, quelque chose ne se résout pas —ou s’améliore brièvement… puis revient.
Ce qui manque dans la plupart des approches, ce n’est pas la motivation, la discipline ou une nouvelle méthode.
C’est la validation.
Pas une validation émotionnelle —une validation fonctionnelle.
Un moyen de savoir si ce que vous faites aide réellement votre système à se réorganiser…ou si cela demande simplement à votre corps de compenser davantage.
Pour beaucoup de personnes, cette distinction est essentielle.
POURQUOI LA FRUSTRATION EST UN MAUVAIS GUIDE
La frustration est souvent perçue comme un échec personnel.
En réalité, elle apparaît le plus souvent quand le système n’a aucun moyen de vérifier s’il progresse.
Quand vous ne savez pas :
si quelque chose aide réellement
si cela ne fait rien
ou si cela crée un soulagement à court terme, mais à un coût à long terme
… le système nerveux bascule vers l’effort.
Essayer plus fort.
En faire davantage.
Continuer plus longtemps.
Ce n’est pas de la naïveté.
C’est ce que font les humains quand ils manquent d’orientation.
Mais l’effort sans validation aggrave souvent les choses —car le corps s’adapte à ce qu’on lui demande, qu’on le comprenne ou non.
RELÂCHEMENT VS COMPENSATION (UNE DIFFÉRENCE CRUCIALE)
De l’extérieur, le relâchement et la compensation peuvent se ressembler.
Les deux peuvent réduire les symptômes.
Les deux peuvent créer une sensation de soulagement.
Les deux peuvent donner l’impression que « quelque chose s’est passé ».
Mais ce n’est pas la même chose.
La compensation :
demande de l’effort
repose sur la tension ou le contrôle
s’estompe avec la charge ou le temps
doit être répétée pour être maintenue
La réorganisation (le relâchement) :
réduit l’effort
se manifeste de façon globale, pas seulement locale
est perceptible immédiatement
tend à tenir, sauf si une autre couche est en jeu
Une grande partie de la confusion vient du fait de ne pas savoir distinguer les deux.
LE PRINCIPE DU SYSTÈME NERVEUX (SIMPLE ET NON NÉGOCIABLE)
Tout ce qui est présenté ici repose sur un principe fondamental :
Quand une intervention atteint réellement le système nerveux, le corps se relâche globalement — pas seulement localement — et cela se manifeste immédiatement.
C’est tout.
De ce principe découlent naturellement quelques repères :
Si rien ne change → le système ne s’est pas réorganisé
Si le mouvement s’améliore mais ne tient pas → une autre couche est en jeu
Si l’amélioration demande de l’effort → de la compensation est ajoutée
Cette façon de voir aide beaucoup de personnes à donner du sens à des expériences qui semblaient auparavant contradictoires ou inachevées.
Non pas comme des échecs — mais comme un système qui s’adaptait sans assez de clarté.
POURQUOI « SAVOIR QUOI FAIRE » N’EST PAS LE VRAI ENJEU
Beaucoup de personnes pensent que le progrès vient du fait de trouver la bonne chose à faire.
Un meilleur exercice.
Une meilleure technique.
Une meilleure explication.
Mais pour beaucoup, le problème n’est pas ce qu’elles font.
C’est qu’elles n’ont aucun moyen de savoir si leur corps répond réellement.
Sans point de référence, l’effort augmente —non pas parce qu’il aide, mais parce qu’il n’y a aucun autre signal à suivre.
Ce qui change les choses, ce n’est pas plus d’instructions.
C’est avoir un moyen de reconnaître :
quand l’effort diminue plutôt qu’il n’augmente
quand le changement est global plutôt que local
quand quelque chose tient sans devoir être entretenu
Ce type de clarté ne vient pas de ce qu’on vous dit de faire.
Il émerge de l’observation de la façon dont le corps s’organise quand quelque chose atteint réellement le système nerveux.
Une fois ce point de référence présent, les décisions deviennent plus simples —quelle que soit l’approche, dans n’importe quel contexte.
Cette validation ne vient pas de l’analyse ou de l’interprétation.
Elle émerge de l’observation de mouvements simples et globaux — et de la façon dont ils changent (ou non).
POURQUOI LES MOUVEMENTS SIMPLES RÉVÈLENT PLUS QUE LES EXPLICATIONS
Le système nerveux ne se réorganise pas en silence.
Quand un vrai changement se produit, il apparaît dans des mouvements simples et globaux —non pas parce que le mouvement est l’objectif, mais parce qu’il reflète l’organisation.
Il n’est pas nécessaire de faire une analyse complexe.
Ni d’interpréter.
Ni d’y croire.
Il suffit d’observer :
l’aisance plutôt que l’effort
la continuité plutôt que le contrôle
le changement global plutôt que l’ajustement local
Il ne s’agit pas de corriger quoi que ce soit.
Il s’agit de remarquer ce qui tient.
IL S’AGIT D’ORIENTATION, PAS D’AUTORITÉ
La plupart des gens ne veulent pas une opinion de plus.
Ils veulent une façon d’arrêter de déléguer leur jugement.
Une façon de rester en relation avec leur corps tout en recevant des soins.
Une façon de comprendre pourquoi quelque chose semble incomplet.
Une façon de sortir d’une maintenance sans fin, sans attaquer qui que ce soit.
La validation restaure l’autonomie.
L’autonomie réduit la peur.
Et la diminution de la peur est souvent ce qui permet au changement réel de commencer.
UNE PROCHAINE ÉTAPE SIMPLE
Si cette perspective résonne, et que vous souhaitez une façon concrète d’observer ces principes dans votre propre corps — sans traiter, corriger ou forcer — j’ai créé une courte série de courriels basée sur l’observation de mouvements simples, pour reconnaître quand votre corps se relâche… et quand il compense.
La série s’intitule Quand le corps devient ton point de repère.
Ce n’est pas un programme.
C’est simplement une façon de remarquer plus clairement.






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