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Tendinite, Fasciite, Bursite : Ce Qu’on Ne Vous A Pas Dit — Et Pourquoi Ça Revient

  • Photo du rédacteur: Andy Audet
    Andy Audet
  • 3 mars
  • 4 min de lecture
Illustration montrant comment une mauvaise répartition des charges et des schémas de mouvement contribuent aux tendinites et fasciites récurrentes.

Si vous avez déjà souffert de :


• Fasciite plantaire

• Tendinite d’Achille

• Douleur au tendon rotulien

• Bursite à l’épaule

• Bursite à la hanche


On vous a probablement dit quelque chose comme :


« C’est de l’inflammation. »

« Reposez-vous. »

« Renforcez. »

« Étirez davantage. »


Parfois, ça aide.


Temporairement.


Mais ensuite, ça revient.


Parlons de pourquoi.

 

 

VOTRE TENDON NE S’ENFLAMME PAS AU HASARD


Les tendons, les fascias et les bourses séreuses ne s’irritent pas sans raison.


Ils répondent à la force — et à la charge répétée au fil du temps (Khan et al., 2002 ; Cook & Purdam, 2009).


Chaque fois que vous :


• marchez

• restez debout

• faites un squat

• tendez le bras

• courez

• montez des escaliers


Votre système nerveux organise :


• quels muscles s’activent en premier

• combien de tension posturale créer

• où votre poids se déplace

• comment la charge circule à travers les articulations


Cette organisation se fait automatiquement.


Vous ne la décidez pas consciemment.


Elle repose sur la façon dont votre cerveau intègre les informations provenant :


• de vos yeux

• de votre oreille interne

• de vos articulations

• de vos muscles

• de vos pieds


On appelle cela l’intégration sensorimotrice (Peterka, 2002 ; Proske & Gandevia, 2012).


Si cette intégration est légèrement biaisée — même subtilement — le corps peut charger une structure plus qu’une autre de façon répétée.

 

 

COMMENT UN LÉGER BIAIS DEVIENT UN VRAI PROBLÈME


Imaginez que votre système transfère constamment un peu plus de charge vers :


• l’intérieur du genou

• l’avant de l’épaule

• le dessous du talon

• l’extérieur de la hanche


Pas de façon dramatique.


Juste légèrement.


Sur des milliers de répétitions :


• le tendon subit des contraintes répétées

• le fascia subit des tensions répétées

• la bourse subit des compressions répétées


Les tissus s’adaptent à la charge répétée (Cook & Purdam, 2009).


Si la charge est partagée efficacement, l’adaptation est saine.


Si la charge est concentrée ou inefficace, l’adaptation devient irritation.


La douleur n’est pas seulement une inflammation.


C’est le signal biologique qu’une stratégie de charge a dépassé la tolérance locale.

 

 

POURQUOI ÇA S’AMÉLIORE… PUIS REVIENT


Voici ce que la plupart des gens n’entendent pas.


Quand un tissu devient irrité, il modifie l’information qu’il renvoie au cerveau.

La douleur modifie l’entrée sensorielle (Hodges & Tucker, 2011).


Cette entrée modifiée change :


• le timing d’activation musculaire

• les stratégies de stabilité

• les schémas de tension posturale

• la coordination du mouvement


Vous entrez alors dans une boucle :


Schéma de charge → irritation du tissu → altération sensorielle → modification motrice → charge répétée.


Vous l’étirez.

Ça se calme.


Vous le renforcez.

Ça va mieux.


Mais si le schéma de charge sous-jacent ne change pas, la même zone continue d’absorber le stress.


Le cycle recommence.

 

 

EXEMPLES CONCRETS


Fasciite plantaire :


Vous roulez la plante du pied.

Vous étirez votre mollet.


Ça s’améliore.


Mais si votre système continue de transférer légèrement le poids vers l’avant ou vers l’intérieur à chaque pas, le fascia reste l’amortisseur principal.


Tendinite d’Achille :


Vous renforcez le mollet.

Vous arrêtez temporairement la course.


Mais si votre stratégie d’équilibre surcharge la chaîne postérieure lors de la poussée, le tendon continue de faire le travail supplémentaire.


Bursite à l’épaule :


Vous renforcez la coiffe des rotateurs.


Mais si la coordination cage thoracique–omoplate reste biaisée, l’avant de l’épaule continue d’être comprimé.


Le tissu n’est pas le coupable.


C’est l’employé surchargé.

 

 

CE QUI DOIT RÉELLEMENT CHANGER


Le travail postural ou de recalibration sensorielle ne « traite » pas directement le tendon.


Il réorganise la façon dont votre système distribue la force.


Quand la distribution s’améliore :


• la contrainte est partagée

• le biais compressif diminue

• le sur-recrutement protecteur diminue

• le tissu irrité cesse d’être l’amortisseur principal


Et quand cela se produit, la récupération devient possible.


Pas parce qu’on a attaqué l’inflammation.


Parce que le schéma de surcharge a cessé de se répéter — et que le remodelage tissulaire suit la charge mécanique (Magnusson et al., 2010).

 


LE CHANGEMENT DE PERSPECTIVE


Votre tendon n’est pas faible.


Il a simplement fait trop de travail.


La vraie question n’est pas :


« Comment réparer ce tissu ? »


C’est :


« Pourquoi votre système continue-t-il d’envoyer la charge à cet endroit ? »


Quand on ajuste la façon dont votre corps organise l’équilibre et le mouvement, on change la trajectoire des forces à travers vous.


Quand la distribution des forces change, l’inflammation peut s’apaiser.


Parce que le schéma qui l’a créée change.

 

 

OÙ CELA S’INSCRIT DANS LA POSTUROLOGIE


Dans mon travail, nous ne commençons pas par cibler la structure irritée.


Nous observons :


• comment votre système organise le poids

• comment votre stratégie d’équilibre distribue la charge

• comment vos repères sensoriels influencent le mouvement


Sans forcer.

Sans correction agressive.


Nous affinons les repères que votre système nerveux utilise pour organiser le mouvement.


Quand ces repères se mettent à jour, la distribution de charge évolue souvent avec eux.


Et lorsque la charge évolue, les tissus peuvent enfin souffler.

 

Si vous avez renforcé, étiré, reposé — et que ça revient —

Ce n’est peut-être pas un problème de tissu.


C’est peut-être un problème d’organisation.

Et l’organisation peut changer.

 



Prochaine étape pour changer l'organisation de VOTRE corps ici.






Références

Cook, J. L., & Purdam, C. R. (2009). Is tendon pathology a continuum? British Journal of Sports Medicine.


Hodges, P. W., & Tucker, K. (2011). Moving differently in pain: A new theory to explain the adaptation to pain. Pain.


Khan, K. M., Cook, J. L., et al. (2002). Time to abandon the “tendinitis” myth. BMJ.


Magnusson, S. P., et al. (2010). Load-induced collagen adaptations in tendon. Scandinavian Journal of Medicine & Science in Sports.


Peterka, R. J. (2002). Sensorimotor integration in human postural control. Journal of Neurophysiology.


Proske, U., & Gandevia, S. C. (2012). The proprioceptive senses. Physiological Reviews.



Andy Audet

Spécialiste De La Recalibration Corporelle Et Performance Humaine

Saint-Bruno-De-Montarville, Québec



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