Respirer : la source d’énergie la plus sous-estimée
- Andy Audet
- 17 déc. 2025
- 4 min de lecture

Nourriture.
Liquide.
Air.
Trois façons d’ingérer de l’énergie (Qi).
D’un point de vue conventionnel, on mange pour apporter des nutriments au corps.
D’un point de vue plus traditionnel, on mange pour transférer l’énergie contenue dans ce que l’on ingère vers notre propre système.
Deux langages différents.
Un même principe.
Mais lorsqu’on met ces trois sources côte à côte, une réalité simple apparaît.
On peut survivre :
• plusieurs semaines sans manger
• quelques jours sans boire
• seulement quelques minutes sans respirer
Et pourtant, la respiration est souvent la moins comprise… et la moins respectée.
LA QUALITÉ COMPTE AUTANT QUE L’ACTION
On sait tous qu’une mauvaise alimentation, c’est comme mettre du sable dans un réservoir d’essence.
Le moteur fonctionne… jusqu’à ce qu’il ne fonctionne plus.
La respiration fonctionne exactement de la même manière.
Respirer n’est pas suffisant.
👉 La manière dont tu respires change tout.
Et pourtant, on nous éduque beaucoup sur la nourriture.
Très peu sur la respiration.
Alors que biologiquement, c’est la source d’énergie la plus immédiate.
COMMENT RESPIRES-TU, VRAIMENT ?
Sans chercher à changer quoi que ce soit, prends un instant et observe :
À quel rythme respires-tu ?
Est-ce que l’inspiration ou l’expiration est plus longue ?
Est-ce que le mouvement se fait surtout dans le ventre, les côtes, ou les clavicules ?
Est-ce fluide… ou retenu ?
Que ressens-tu quand tu respires ?
Ces questions ne servent pas à juger.
Elles servent à révéler l’état de ton système nerveux.
Car la respiration n’est pas un simple acte mécanique.
C’est un reflet direct de ton organisation interne.
LA RESPIRATION INFLUENCE TOUT… ET L’INVERSE EST VRAI AUSSI
La façon dont tu respires influence :
• comment tu te sens
• comment tu penses
• comment ton système nerveux réagit
• comment ton corps gère la tension, la douleur et la récupération
Et inversement :
• le stress
• la posture
• les émotions
• la surcharge mentale
• les compensations physiques
modifient instantanément ta respiration.
C’est un dialogue permanent.
QUAND LA RESPIRATION EST LIMITÉE, L’ÉNERGIE L’EST AUSSI
Bloquer sa respiration — consciemment ou non — c’est bloquer la circulation de l’énergie de vie.
Physiquement :
• moins d’oxygène = moins d’énergie cellulaire
• mauvaise élimination du CO₂ = accumulation de toxines
• récupération plus lente
• fatigue chronique
Le corps doit alors faire des choix :
👉 quelles fonctions restent prioritaires
👉 lesquelles passent en mode économie
Émotionnellement et mentalement :
• plus de vigilance
• plus de tension interne
• moins de clarté
• moins de capacité d’adaptation
Arrêter de respirer, c’est la mort.
Mal respirer, c’est une dégradation progressive de la vitalité.
UNE ERREUR FRÉQUENTE : VOULOIR “CORRIGER” LA RESPIRATION
Beaucoup de gens pensent avoir un « problème de respiration ».
En réalité, dans la majorité des cas :
👉 la respiration s’adapte à un système mal organisé.
Posture, orientation, surcharge émotionnelle, stress chronique…
La respiration fait de son mieux avec ce qu’on lui impose.
C’est pour ça que forcer une technique de respiration donne parfois des résultats temporaires…
et parfois plus de tension.
Ce n’est pas la respiration qu’il faut corriger.
C’est l’environnement interne dans lequel elle se déploie.
LA RESPIRATION COMME INDICATEUR, PAS COMME CIBLE
Quand les bons inputs sont donnés au système :
• posturaux
• sensoriels
• émotionnels
• énergétiques
👉 la respiration change spontanément.
Elle devient plus ample.
Plus fluide.
Plus basse.
Plus calme.
Sans effort.
Sans concentration.
Sans discipline.
La respiration n’est alors plus une technique.
Elle devient un signal que le système se régule.
LA RESPIRATION : UN PONT ENTRE TOUS LES NIVEAUX
Physique
Elle influence la posture, le mouvement, la récupération, la douleur.
Émotionnel
Elle module la réponse au stress et la capacité à laisser circuler les émotions.
Mental
Le cerveau consomme environ 20 % de l’oxygène inspiré.
Une respiration inefficace = clarté diminuée.
Énergétique
Dans de nombreuses traditions, le souffle est le vecteur du Qi, du Prana, de la force vitale.
La respiration relie tout.
Elle ne sépare rien.
CE QUE CELA IMPLIQUE POUR LE TRAVAIL THÉRAPEUTIQUE
Quand on travaille correctement avec le corps et le système nerveux :
• on n’enseigne pas “comment respirer”
• on crée les conditions pour que la respiration retrouve son intelligence naturelle
C’est souvent à ce moment-là que :
• les douleurs deviennent plus faciles à résoudre
• la récupération s’améliore
• la sensation de surcharge diminue
• le corps redevient un allié plutôt qu’un combat
Et très souvent, les gens réalisent :
« Je n’avais pas un problème de respiration…
mon système était simplement trop chargé pour respirer autrement. »
EN RÉSUMÉ
Bien manger et bien boire est vital.
👉 Bien respirer l’est encore plus.
Pas en forçant.
Pas en contrôlant.
Mais en redonnant au système les bons repères.
Quand la respiration change, ce n’est pas un hasard.
C’est un signe que quelque chose de plus profond est en train de se réorganiser.
Et parfois, c’est exactement ce qui manquait pour que le corps puisse enfin récupérer.
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